Relation France-Israël : désaccord de façade et soutien inconditionnel en coulisse
Le 22 septembre 2025, la France a officiellement reconnu l’État de Palestine en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies. Par la voix d’Emmanuel Macron, la France s’est donc engagée dans un processus visant à développer des relations diplomatiques avec la Palestine et à relancer un processus de paix au Proche-Orient par la signature d'une déclaration officielle des États signataires.
Pour autant, Cette signature, comme les régulières condamnations, indignations et autres inquiétudes officielles de la Présidence ou du ministère des Affaires étrangères français suite aux agissements du gouvernement et de l’armée israélienne à Gaza et en Cisjordanie (colonisation, crimes de guerre, famine organisée, non respect du droit international ou du droit humanitaire), n’est qu’une posture de façade, car en coulisse le soutien français reste inconditionnel pour reprendre les mots de Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale française.
Le soutien politique, économique et militaire reste en effet entier et les relations bilatérales franco-israéliennes n’ont a aucun moment été menacées malgré les nombreuses demandes populaires et politiques pour les remettre en question. Les livraisons d’armes se poursuivent malgré les obligations normalement contraignantes du Traité sur le commerce des armes (4 livraisons officiellement révélées par Disclose malgré les démentis du gouvernement français), la remise en question des accords d’association avec Israël n’est pas même discutée, le Président et le gouvernement français refusent de se conformer à la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et, last but not least, la France continue de ne pas tenir compte du mandat d’arrêt international émis le 21 novembre 2024 par la Cour pénale internationale à l’encontre de Benjamin Netanyahou en l’autorisant à survoler l’espace aérien de notre pays.
Pour preuve, après l’avoir autorisé à traverser notre espace aérien le 9 février, le 6 avril puis le 9 avril 2025, le président français l’a de nouveau autorisé le 28 décembre 2025 alors qu’il se rendait visite au président Trump aux États-Unis. Il s’agit d’un nouvel affront au droit international et à la Justice et d’une nouvelle complicité française à un criminel de guerre.
Le jeu diplomatique peut demander d’agir à la fois officiellement sur scène et en coulisse de manière différenciée, mais à condition de respecter nos valeurs et de défendre nos intérêts nationaux. Ici, ce ne sont pas nos intérêts qui sont défendus et ce sont bien nos valeurs qu’on piétine, jusqu’à quand...
Action La Boussole : Ajout sur la fiche personnalité d’Emmanuel Macron des différentes autorisations de survol de l’espace aérien français, soit autant de complicités à un criminel de guerre et d’infractions au droit international.
